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Exemples de perte auditive de perception acquise

Dommage dû au bruit

Notre oreille peut être comparée à une balance exceptionnellement performante, capable de peser tout aussi bien un timbre qu'un char d'assaut. Du fait de son énorme sensibilité, c'est également un organe extrêmement fragile. Si l'oreille est régulièrement exposée au bruit, la personne peut devenir malentendante (déficit auditif dû au bruit).

L'intensité du bruit et sa durée sont déterminantes pour l'apparition d'une perte auditive de perception. Il peut arriver ainsi qu'après un concert pop, notre oreille entende temporairement moins bien, mais se rétablisse quand même. Mais si, avant d'être totalement rétablie, l'oreille est à nouveau exposée à trop de bruit, il y a un risque de dommage auditif permanent.

Un dommage auditif dû au bruit est à peine perceptible quand on est par exemple exposé quotidiennement à un niveau de bruit constant de 85 dB, comme c'est le cas dans le secteur industriel. à très court terme, l’on ne remarque rien, mais à long terme, cela peut provoquer des problèmes d'audition. En cas de dommage dû au bruit, les cellules ciliées dans la cochlée finissent littéralement par s'épuiser et se casser, et sont ainsi irrémédiablement endommagées.

Surdité due à l'âge (presbyacousie)

La malaudition due à l'âge se présente progressivement et dans la plupart des cas de manière invisible, de sorte que la personne en question ne remarque pas grand-chose au début et en parle très peu.

En outre, beaucoup de personnes plus âgées ont tendance à vouloir cacher cette “usure de leur ouïe”. Cette forme de surdité est également appelée presbyacousie. Tout le monde finit par en souffrir en vieillissant.

Il est néanmoins établi que les performances auditives commencent à décliner à partir de 25 ans et il est donc fort probable que la surdité due à l'âge ne soit pas provoquée par le vieillissement, mais soit par exemple due au bruit qui nous entoure, à la consommation de médicaments, à une moins bonne circulation sanguine ou à une conjonction de facteurs de ce type.

La maladie de Ménière

La maladie de Ménière entraîne un dysfonctionnement de l'oreille interne, provoquant une mauvaise audition, des vertiges et des bourdonnements d'oreilles. Généralement, la maladie de Ménière progresse par à-coups. Chaque attaque s'accompagne de vertiges, de nausées, de vomissements et d’une perception de sons qui ne proviennent pas de l'environnement, notamment des bourdonnements d'oreilles.

Une attaque peut être provoquée par une hausse de pression du liquide contenu dans la cochlée et le système d'équilibre. La hausse de la pression sur les membranes du labyrinthe peut entraîner leur déformation, voire leur déchirure. C'est le médecin français Prosper Ménière qui a décrit les symptômes de cette maladie il y a environ un siècle. La maladie de Ménière affecte généralement d'abord une oreille, atteignant ensuite finalement la seconde oreille, dans environ un quart à la moitié des cas.

Dommage dû à un manque d'oxygène

Notre oreille interne est très sensible au manque d'oxygène. L'oxygénation se fait via le sang, qui arrive à l'oreille interne par le biais de très fins capillaires. Il peut arriver que ces vaisseaux très fins se bouchent ou que leur paroi s'épaississe. Le stress, une intoxication, une anesthésie ou une affection pulmonaire de longue durée peuvent empêcher une bonne irrigation sanguine de l'oreille interne.

Surdité soudaine (sudden deafness)

Certaines personnes n'entendent subitement plus rien du jour au lendemain ou souffrent d'une perte auditive soudaine. Ce phénomène est également appelé 'sudden deafness' et peut se présenter pour une seule oreille ou pour les deux. Différentes causes peuvent en être à l'origine, notamment un mauvais fonctionnement du nerf auditif, une infection ou une mauvaise irrigation sanguine de l'oreille interne.

Dysfonctionnement du nerf auditif

Une perte auditive peut être occasionnée par le fait que le nerf auditif ne transmet plus correctement les signaux au cerveau. Ce phénomène peut par exemple être dû à une tumeur comprimant le nerf. Les sons brefs sont perçus de manière normale, mais les sons plus longs s'estompent progressivement.

Traumatisme mécanique (traumatisme acoustique)

Un coup important à la tête ou un son très fort (explosion) peuvent endommager l'ouïe. Ce dommage peut toucher non seulement le tympan et les osselets, mais également l'oreille interne. Ce phénomène s'accompagne fréquemment de bourdonnements d'oreille.

Dommage dû à des substances ototoxiques

Les substances ototoxiques sont nocives pour le corps et peuvent dès lors endommager l'audition. Certains médicaments ont ce genre d'effet secondaire néfaste, par exemple les médicaments à base de mycine et certains produits utilisés en chimiothérapie.
La quinine et la chloroquine, toutes deux utilisées contre la malaria, sont par exemple nuisibles pour l'audition. Mais l'aspirine (acides salicyliques) peut elle aussi être néfaste pour l'audition en cas d'ingestion de grandes quantités. L'effet néfaste de ces produits se manifeste pour commencer dans les très hautes fréquences. L'ouïe des patients traités avec des médicaments ototoxiques est dès lors contrôlée fréquemment. Cela permet de vérifier l’évolution de la perte auditive. Le cas échéant, la médication peut être temporairement interrompue ou adaptée.

Concordance avec d'autres maladies

Il peut également arriver que la surdité ne soit pas un phénomène isolé mais qu'elle soit la conséquence d'autres maladies. Une fonction nerveuse affaiblie, le diabète et la sclérose en plaques peuvent entraîner une mauvaise audition. Les oreillons, la rougeole, la rubéole, la scarlatine et même une grippe peuvent elles aussi entraîner une perte auditive.

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